Banque et finance · DORA, ACPR
Trois axes, une cinétique de notification serrée
Le règlement (UE) 2022/2554 (DORA), applicable depuis le 17 janvier 2025, impose aux entités financières un dispositif documenté de gestion du risque ICT : détection (art. 10), reporting des incidents ICT majeurs (art. 17 à 23) et surveillance des prestataires tiers critiques (art. 28 à 30). Le règlement délégué (UE) 2025/301 en fixe la cinétique : notification initiale sous 4 h après classification de l'incident comme majeur, et au plus tard 24 h après détection, rapport intermédiaire sous 72 h, rapport final sous 1 mois, auprès de l'ACPR.
Le dossier DataBait horodaté sous 72 h alimente directement cette chaîne de notification. La surveillance continue s'étend à vos partenaires DSP2 (AISP, PISP) et à vos sous-traitants critiques : l'obligation d'oversight se matérialise en signal permanent, sans audit complémentaire. Et le constat arme les suites que vous seul pouvez engager : le secret bancaire (art. L.511-33 du Code monétaire et financier) adosse chaque collaborateur à l'article 226-13 du Code pénal.
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Assurance · DORA, Solvabilité II
Une chaîne de délégation à surveiller, un ORSA à alimenter
DORA s'applique aux entreprises d'assurance et de réassurance ainsi qu'à leurs intermédiaires (art. 2), avec les mêmes trois axes et la même cinétique de notification à l'ACPR. La particularité du secteur tient à sa chaîne de gestion : délégataires, courtiers, opérateurs de tiers payant, autant de bases confiées hors de vos murs, et le vecteur exact de l'incident Viamedis et Almerys (plus de 33 millions d'assurés sociaux exposés, janvier-février 2024).
Le même dispositif alimente votre gouvernance des risques au titre de Solvabilité II : le risque de fuite de données, composante du risque opérationnel, cesse d'être une hypothèse déclarative pour devenir un signal mesuré et documenté, versé à votre ORSA (art. 45 de la directive 2009/138/CE). Enfin, dès que la fuite touche des données de santé, l'exigence CNIL est renforcée au titre de l'article 9 du RGPD.
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Santé · signalement SI de santé, NIS2, HDS
Trois délais qui partent de la même date
L'article L.1111-8-2 du Code de la santé publique impose déjà aux structures de santé de signaler sans délai les incidents graves de sécurité de leurs systèmes d'information ; ce signalement, adressé à l'ARS, est relayé à l'ANS (CERT Santé). NIS2 classe par ailleurs le secteur de la santé parmi les entités essentielles, avec la cinétique de notification à l'ANSSI décrite plus haut.
L'alerte horodatée fixe votre date de prise de connaissance, point de départ commun de ces délais et de votre notification CNIL, avec l'exigence renforcée de l'article 9 du RGPD sur les données de santé. Le constat arme en outre la procédure disciplinaire : le secret médical (art. L.1110-4 du Code de la santé publique) adosse chaque professionnel à l'article 226-13 du Code pénal. Point d'architecture souvent décisif en comité : DataBait n'hébergeant aucune donnée patient, sa mise en œuvre n'ajoute aucun périmètre HDS à votre système d'information.
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E-commerce · RGPD renforcé, prospection, NIS2
L'article 34 et le risque d'action de groupe
En e-commerce, la contrainte n'est pas seulement le délai de 72 h : c'est l'article 34, qui vous impose de communiquer la violation à chaque client concerné en cas de risque élevé, avec une notification de masse et une exposition immédiate au recours collectif (action de groupe). Le dossier horodaté fixe ce que vous avez su et quand, pièce centrale d'un contentieux où votre diligence sera contestée.
Lorsqu'un tiers exploite votre base pour du démarchage non consenti, le constat établit le manquement au regard des règles de prospection électronique (article L.34-5 du Code des postes et des communications électroniques). Et si vous exploitez une place de marché en ligne, NIS2 vous classe parmi les entités importantes (annexe II, fournisseurs numériques), avec le dispositif documenté et la cinétique ANSSI correspondants.
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Professions juridiques · secret professionnel
Une diligence à prouver sans élargir le cercle du secret
Votre obligation ne s'arrête pas au RGPD : le secret professionnel vous impose une obligation de préservation qui s'étend à vos sous-traitants, éditeurs de logiciels métier, legaltech, plateformes de signature, hébergeurs et prestataires de numérisation. L'article 28 du RGPD vous oblige à les choisir et à les suivre avec diligence ; DataBait transforme cette obligation de contrôle en surveillance continue de chaque base confiée.
Les données que vous traitez comptent parmi les plus sensibles, incluant des données relatives aux infractions et condamnations (article 10 du RGPD) dans le contentieux. En cas de contrôle CNIL ou de procédure ordinale, le dossier horodaté démontre ce que vous avez su, quand, et ce que vous en avez fait. Et parce que DataBait n'accède à aucune de vos pièces, il n'introduit lui-même aucun nouveau tiers dans le cercle du secret.
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